Petit pays asiatique enclavé entre les géants démographiques que sont la Chine et l’Inde, le Népal, longtemps fermé au monde extérieur et à ses formes de modernité, reste mal connu. Le pays peine à se défaire de perceptions faussées liées à une image «mythique», largement entretenue dans le cadre de l’ouverture au tourisme, écrit Marie Gilbert.

À partir de l’exemple népalais, et en choisissant comme terrain d’étude, la cité de Katmandou, Marie Gilbert montre comment le sacré donne un sens profond à l’organisation de l’espace urbain, quelle que soit l’échelle d’analyse envisagée, et comment il peut ordonner les relations sociales.

Les territoires du sacré, le sacre du territoire. Religion, urbanité, société : l’exemple de Katmandou

La persécution religieuse au Tibet ne peut se réduire à un conflit ethnique ou religieux ni à une discrimination exercée par une majorité envers une minorité : ses motifs sont politiques et sa mise en œuvre est soigneusement orchestrée à des fins politiques, estime Ronald Schwartz, professeur de sociologie au Mémorial University of Newfoundland. Traçant un bref historique de cette persécution religieuse depuis l’arrivée de l’Armée populaire de libération en passant par la Révolution culturelle chinoise, le professeur Schwartz affirme  que «la religion au Tibet était à cette époque, comme elle l’est encore aujourd’hui, perçue comme un obstacle à l’intégration du Tibet dans la Chine».

Même si la pratique religieuse est réapparue après 1980, la politique chinoise au regard de la religion tibétaine n’a pas changé. «Son objectif consiste toujours à éliminer les traits distincts de la culture et de la civilisation tibétaines et d’intégrer totalement le Tibet dans la Chine», ajoute-t-il. Pour que cesse la persécution religieuse au Tibet, il ne suffit pas que les Tibétains puissent pratiquer librement leur religion. Il faut qu’ils bénéficient aussi de la liberté de pensée et d’expression. Au Tibet, la solution du problème de la persécution religieuse passe par l’aspiration légitime du peuple tibétain à l’autodétermination, conclut le professeur dans un article paru dans Rangwang Dronme (publication de Tibet Libre). Même si l’article date de 2003, la problématique est toujours d’actualité.

Il n’est pas rare pour un Occidental que son premier contact avec l’hindouisme se fasse à la vue d’un grand temple hindou à la richesse iconographique impressionnante, mais dont il a beaucoup de mal, au-delà de l’expression artistique, à apprécier le contenu religieux. Pour celui qui veut en savoir un peu plus sur l’hindouisme, la première difficulté provient du fait que cette religion ne connaît pas de fondateur, de dogme et encore moins de clergé constitué. Pour mieux en comprendre les origines, l’évolution et les représentations, suivons  Olivier Bossé dans un article publié sur le site Clio – bibliothèque en ligne.

Le bouddhisme se répandit dans le sous-continent indien dès le VIe siècle avant J.-C. puis vers les pays asiatiques dans le premier siècle de notre ère. Une de ses branches qui étonne tout autant qu’il séduit les Occidentaux est le bouddhisme tantrique dont nous parle ici Laurent Deshayes. Troisième volet de l’enseignement du bouddhisme avec le grand et le petit véhicule, le bouddhisme tantrique ne gagna le Tibet qu’au VIIIe siècle. Les quelques aspects extérieurs impressionnants de résistance physique des participants et les déviations parfois dangereuses empruntant aux drogues et ou au sexe, qui sont parfois les seuls aspects retenus en Occident, ne doivent pas masquer qu’il s’agit, tout comme pour les deux autres volets, d’un enseignement exigeant qui demande l’absolu renoncement, l’absolue obéissance au maître spirituel et une initiation longue et rigoureuse qui dépasse les frontières de l’entendement et de toute forme de compréhension. [Source: Clio]