Le problème des réfugiés bhoutanais a commencé en 1991, lorsque le Gouvernement du Bhoutan a expulsé plus de 100 000 citoyens appartenant à des ethnies népalaises, les accusant de ne pas se conformer aux règles édictées par le roi en vue de protéger la culture bhoutanaise. Depuis, environ 106 000 réfugiés vivent dans des camps gérés par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés au Népal.

Dans un rapport daté de mai 2007 fort bien documenté, Human Rights Watch procède à une analyse complète du problème des réfugiés bhoutanais : origine de la crise ; conditions de vie des réfugiés bhoutanais vivant dans les camps au Népal et en Inde ; situation des citoyens bhoutanais d’origine népalaise vivant au Bhoutan, etc. L’organisation y esquisse enfin des propositions pour une solution durable de la crise des réfugiés bhoutanais.

The Need for Durable Solutions for Bhutanese Refugees in Nepal and India

Dans un article percutant, publié sur Tibet-info, Gen Sherap (pseudonyme) interpelle la communauté tibétaine en exil. « Le temps est venu pour nous de rentrer ».  Reconnaissant le bien-fondé du mouvement de résistance en exil, l’auteur milite en faveur d’une résistance organisée à l’intérieur même du Tibet. Le rôle du mouvement en exil doit être celui d’un « haut-parleur » à la résistance de l’intérieur, affirme l’auteur. « Sans une résistance organisée à l’intérieur du Tibet, un mouvement en exil n’est en rien fondé à perdurer. » Son analyse vise à démontrer que « les exilés qui rentrent au Tibet peuvent jouer un rôle pivot en pénétrant la structure socio-économique et en organisant une résistance réelle ».

Faute d’avancées significatives du mouvement de résistance en exil, qui semble mettre l’essentiel de son énergie à sauvegarder la culture tibétaine en tâchant de l’enraciner au sein de terres d’accueil, l’auteur avance implicitement l’idée que le Tibet et sa culture ne survivront que dans une société démocratique tibétaine disposant de leviers socio-économiques puissants sur son territoire ancestral. Raison pour laquelle les exilés tibétains doivent rentrer au bercail. Une perspective susceptible de faire réfléchir la diaspora tibétaine.