Dans un rapport présenté en juin 2007, Human Rights Watch déplore que « le gouvernement chinois déplace les bergers tibétains par la force vers des zones urbaines et des terres agricoles, détruisant ainsi leurs moyens de subsistance et leur mode de vie. En outre il leur refuse l’accès à la justice pour les violations de leurs droits».

village

La campagne menée par le gouvernement chinois depuis près de sept ans pour déplacer les bergers tibétains vers des zones urbaines brime leurs droits. De nombreux bergers ont été contraints d’abattre leur bétail et de déménager dans des colonies de logements nouvellement construits, sans avoir été consultés ni indemnisés, affirme Human Rights Watch dans son rapport.

Ce rapport décrit la façon dont la politique gouvernementale de réinstallation forcée a violé les droits économiques et sociaux des bergers tibétains. Il s’appuie sur des entretiens menés de juillet 2004 à décembre 2006, auprès d’environ 150 Tibétains provenant des zones directement touchées.

Photo : Human Right Watch
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La Chine fait l’objet de nombreuses critiques en Occident  pour sa politique globale de développement du Tibet, laquelle avantagerait les Chinois Han au détriment des Tibétains. Suscitant la controverse, les impacts des réformes économiques chinoises sur la classe paysanne,  qui regroupe plus de 80% de la population de la Région autonome du Tibet, ont fait l’objet d’une étude dirigée par le professeur Melvin C. Goldstein, anthropologue au Center for Research on Tibet à la Case Western Reserve University de Cleveland (Ohio, U.S.A.). Cette étude a été publiée dans la revue Asian Survey (University of California Press, 2003).

Les résultats de l’étude sont mitigés, comme on pouvait s’y attendre. Ils indiquent que la décollectivisation aurait apporté certaines améliorations quant au niveau de vie des paysans tibétains tout en engendrant une croissance de la population, une décroissance des terres per capita et une hausse des prix et des taxes. Ces changements sociaux auraient favoriser l’émergence d’une strate de familles vivant dans une grande pauvreté parce qu’exclues du travail de la terre. Malgré les efforts du Gouvernement chinois visant à réduire la fertilité pour stopper la croissance de la population, l’absence de mesures incitatives privilégiant  notamment l’embauche préférentielle de Tibétains dans d’autres  secteurs de l’économie, ne pourra maintenir les acquis des réformes entreprises.

Development and change in rural Tibet

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Une constitution intérimaire a été promulguée à Katmandou, les maoïstes placent leurs armes dans des containers sous les yeux des surveillants de l’ONU, les rebelles s’apprêtent à joindre les rangs du gouvernement, le Premier Ministre octogénaire Girija Prasad Koirala a relevé le défi de la paix au Népal… mais la situation demeure néanmoins préoccupante alors que l’insatisfaction gagne les campagnes, particulièrement au Terai, et que l’administration n’arrive pas a affirmer son autorité en faisant respecter l’ordre public, écrit Prashant Jha.

Dans un article paru dans Himal Southasian en février 2007, Prashant Jha analyse dans tous ses aspects, le processus de restructuration de l’état en cours au Népal : lacunes de la constitution intérimaire, tensions entre ethnies pour le partage du pouvoir, revendications des groupes sociaux marginalisés, domination des populations des collines, déficiences du système électoral à la veille de la tenue d’élections pour la formation d’une Assemblée constituante qui déterminera l’avenir du pays, stratégies des partis politiques, etc. Pour ceux et celles qui s’intéressent au Népal, un article à lire absolument.